L'histoire

Cousance tire son nom de celui d'une rivière qui prend sa source non loin de là, dans les gorges de Gizia, au coeur des montagnes du Jura.
 
Ses origines sont très anciennes : de vieux manuscrits attestent l'existence d'un moulin dès le XIIème et l'église conserve encore quelques traces du style gothique dans lequel elle a été construite.
 
Cousance était le chef-lieu de la baronnie de Chevreaux. Pendant très longtemps, ses habitants ne furent que de misérables mainmortables vivant dans l'ombre du château qui domine encore le village, sous la dépendance de puissants seigneurs qui exerçaient leur justice sous les anciennes halles de la place.
 
Il faudra attendre la fin du XVIIIème siècle, bien après le rattachement de la Franche-Comté au royaume de France, pour que le village s'éveille : il doit déjà à cette époque sa réputation à ses foires, à ses marchés et à ses commerces prospères : cabarets et auberges qui se tiennent le long de la route royale Strasbourg-Lyon.
 
On assiste alors à l'essor des "grands chemins" qui facilitent les relations avec la montagne vers la Suisse, ainsi qu'avec la proche Bourgogne : un premier pont franchissant la rivière de Gizia est alors construit sur la route royale.
 
Toutefois, Cousance ne garde dans ses pierres que de faibles souvenirs de ce lointain passé. Les bâtiments ou équipements que nous fréquentons encore aujourd'hui sont de construction récente et portent la marque du XIXème siècle : les premières fontaines, la halle aux grains, la déviation de l'ancienne route royale, les nouvelles halles de la place du marché, l'hospice de Bian, la maison d'école, le bâtiment de la poste et enfin la gare où le train en 1869 s'arrêtait trois fois par jour, venant ainsi conforter la vocation commerciale du bourg en assurant son ouverture vers Lyon et la capitale.
 
Une attention toute particulière a été accordée aux six moulins qui jalonnaient autrefois le cours de la rivière, dont deux demeurent encore aujourd'hui, véritable témoins à eux-seuls de l'histoire de Cousance.